1954-2014 : 60 ans après

De la mémoire au discours sur l’histoire

Djamel Zenati

Citer cet article

Référence électronique

Djamel Zenati, « 1954-2014 : 60 ans après  », Aleph [En ligne], 1 | 2014, mis en ligne le 25 juin 2015, consulté le 26 avril 2018. URL : http://aleph-alger2.edinum.org/694

Ce numéro exeptionnel de la revue Aleph. Médias, langues et sociétés est un recueil des communications prononcées dans le cadre du symposium organisé par l’équipe de recherche Langues, Médias et Sociétés (LAMES) en association avec le master les métiers du livre : édition et diffusion de l’écrit. Ce dernier se veut non pas un examen méthodique d’une vérité sur un événement que les historiens, avec leurs méthodes, ont la charge d’établir — le déclenchement de la guerre d’indépendance — mais un moment dans la vie universitaire pour mettre la mémoire face à l’histoire.

Cette rencontre inaugurale de l’année universitaire 2014-2016, placée sous le signe du soixantenaire, s'est attachée à montrer la mémoire comme un lieu de discours où se configure une pluralité d’univers de sens et où se confrontent les idéaux et les imaginaires de diverses dimensions et de différents ancrages socioculturels, politique et historique.

Parce qu’aujourd’hui, 60 ans après, souvent le récit de novembre est l’enjeu d’une légitimation du présent et de l’avenir de la nation que l’on cherche à construire, il est, nous a-t-il semblé, au-delà du symbole, arrivé le moment d’interroger les récits de la mémoire et le récit des mémoires pour dégager un discours construit, reconstitué pour féconder ce qui deviendra la vérité de l’historien.

D’un événement fondateur d’une nation aux discours qui la portent sera le parcours de ce symposium qui donnera la parole aux agents de l’histoire et aux analystes des discours pour passer en revue aussi bien les processus de construction de la mémoire à travers la parole vivante d’acteurs de l’histoire qu’à travers une réflexion sur l’archive écrite. Il s’agit dans un cas comme dans l’autre de ne pas perdre la trace de ce qui fonde l’histoire et de ce qui féconde le discours sur l’histoire.

© 2017 Aleph, langues, médias et sociétés